Un riche seigneur craignant pour sa sécurité, décide de dresser des barricades à n'en plus finir dans la ville où il règne en tyran.
En effet, dans ce lieu paisible jusqu’alors, la rumeur d’un démon qui hante les bois environnants se répand : mais cette menace est-elle bien réelle ou est-ce le fruit de l’imagination des habitants ?
Au fil des jours, des enlèvements de plus en plus nombreux se succèdent, et l’angoisse gagne la population.
L’arrivée d’un étranger qui accepte de venir en aide à la belle et mystérieuse Brunehilde redonne l’espoir : cet énigmatique personnage venu d’on ne sait où découvrira-t-il qui agit dans l’ombre ?
Sa quête de la vérité le mènera vers de sombres alliances qui se nouent secrètement dans l’épaisse forêt de Metz…
Mon avis
Diabolus Sylvarum est le second court roman de Nicolas Schweitzer que j’ai le plaisir de découvrir, et je dois avouer que c’est toujours un grand plaisir !
Dans cette histoire aux allures de conte maléfique, nous allons plonger dans une Metz médiévale ou le seigneur qui y règne et aussi brutal que sans cœur.
Prêt à détruire toute une forêt et son écosystème pour créer toujours plus de défense en bois autour de la ville, les bûcherons attelés à cette tâche vont commencer à disparaitre et les rumeurs se propager : est-ce le démon qui hante les bois qui chercherait à se venger ?
Voilà l’idée générale que ce roman va nous proposer : un seigneur tyrannique qui ne reculera devant rien ni personne et une entité mystérieuse prête à tout pour protéger la forêt de la déforestation en cours.
L’auteur va nous conter une histoire ou la vie humaine n’a que peu d’intérêt face à la folie d’un seigneur, ou les différences de croyances et de cultures seront une arme pour éradiquer des gens sans en ressentir le moindre scrupule. La nature elle-même ne sera que saignée une fois de plus par la folie d’un seul homme au pouvoir.
Ce conte assez triste et sombre va nous montrer tout cela avec beaucoup de poésie et de finesse.
Dans ce Metz d’un autre temps ou l’on peut tuer et torturer un être humain par simple différence de croyance, ou l’on peut détruire toute une forêt par simple confort personnel et psychologique, l’auteur va nous entrainer dans une spirale infernale ou vont ressurgir des démons et des créatures de cauchemars, tels que le fameux Diabolus Sylvarum.
Mais au final, qui est le véritable démon dans ce roman : le tyrannique seigneur qui saigne la vie d’êtres humains et de la nature, ou cette mystérieuse et menaçante entité démoniaque que les rumeurs ramène à la vie ?
Où est la part de vraie et de faux dans ces rumeurs ?






